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VOITURE

STUDEBAKER Lark première voiture compacte aux Etats-Unis.

La Studebaker Lark, dessinnée par Duncan McRae, a pour objectif de ralentir la chute des ventes. La firme parvint à réaliser en 9 mois, l'outillage et la mise en fabrication de la Berline Compact Lark en 1959, sur la base de l'ancienne Champion. La Studebaker Lark innove dans la modernité et le gabarit raisonnable, c?est la première des voitures outre-Atlantique dites compactes.

En 1958 la firme Studebaker, est au bord du gouffre, l’industrie américaine subit un véritable désastre économique (les ventes chutent de 6 millions à 4.2 millions). 300 000 voitures européennes envahissent les Etats-Unis.

 

Le président de Studebaker, Harold Churchill, clairvoyant, remarque l’intérêt de ces compatriotes pour les véhicules de taille plus raisonnable voir le volume des ventes de la Coccinelle en Amérique du Nord. Il décide de miser l’avenir sur des voitures plus petites, moins impuissantes et économiques.

 

Dans l’urgence la Lark (Alouette en Anglais) est conçue en neuf mois, l’ingénieur en chef Gene Harding utilise un maximum d’éléments déjà existants afin de maintenir les coûts et les délais.

La structure centrale est empruntée à la Champion de 1953.

Elle repose sur un châssis raccourci de 17 cm issu de la même série datant de 1958. La forme du toit à celle de 1957, les portières proviennent des modèles hard-top de 1958, le pare-brise est puisé dans la gamme de 1955 et le volant à celle 1957.

 

Le styliste maison, Duncan McRAE met en musique ces éléments disparates et donne naissance à un véhicule aux lignes innovantes, une des premières «Compacts Cars». Comme Ferdinand Piech et le Groupe Volkswagen dans les années 1990 avec leur banque d’organes, Harold Churchill propose l’ancestral 6 cylindres de 90 Ch. en lignes à soupapes latérales de la Champion de 1938 ou le V8 130 Ch. issu de la Commander de 1958.

 

Dès la première année en 1959, quelque 131 078 Lark VI et VIII trouvent preneur, 70% des clients sont gagnés sur la concurrence. Ces ventes font quadrupler la production de Studebaker qui enregistre un chiffre d’affaires de 387 millions de dollars le meilleur depuis 1953, et un bénéfice de 29 millions. Studebaker passe du 13ième au 10 ième rang au palmarès des constructeurs automobiles américains. Pour satisfaire la demande européenne, elle est construite en Belgique et 3500 sont assemblés en Israël par Kaiser-Illin pour les pays Méditerranéens.

 

La société est sauvée temporairement, les trois autres grands constructeurs réagissent; Ford avec la Falcon, GM avec la Corvair et Chrysler avec la Valiant.

 

Les ventes de la Lark se tassent vite de 127 713 unités en 1960 à 64 631 en 1961. En 1962, refonte stylistique par Brooks Stevens et présentation d’une nouvelle face avant avec une calandre style Mercedes. Il concocte une version innovante d’une station wagon quatre portes, le Wagoneer en 1963.

 

La partie arrière du toit en tôle coulisse vers l’avant pour dégager la partie arrière et faciliter le chargement d’objets volumineux.

L’empoignade est impitoyable. La fermeture de l'usine de South Bend en Indiana et transfert de la production au Canada à Hamilton en 1964 ne sauve pas la société.

 

La Lark évolue et donne naissance à la Cruiser et à la Daytona.

 

La bonne idée de la «Compacts Cars» ne s’impose pas en Europe.

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