HISTOIRE

MOTEUR V10 RENAULT un moteur impressionnant.

Dès 1987, Renault Sport charge Bernard Dudot d'explorer à la future technologie des moteurs V10 atmosphériques. Renault impose son moteur, il gagne six titres consécutifs dans les années 90 Renault Sport domine avec son remarquable moteur V10, la meilleure solution technique face au V8 et V12.

 

En formule 1, par mesure de sécurité, la FIA limite la puissance des moteurs turbocompressés dès 1987, puis les interdit totalement à partir de 1989.

A Viry-Châtillon, centre névralgique des activités F1 de Renault, dès 1987, Patrick Faure, président de Renault Sport confie à Bernard Dudot  la mission d’étudier un moteur V10 atmosphérique en accord avec Raymond Lévy PDG de Renault.

L’objectif est un retour en 1989, de Renault Sport afin de remporter le titre mondial dès 1991. Patrick Faure ne se trompe que d’un an, Renault est sacré en 1992.

Le moteur Renault V10 se révèle plus puissant qu’un V8 et moins gourmand en carburant, mais également moins encombrant donc moins lourd au départ d’une course qu’un V12 qui peut être théoriquement plus puissant.

Le 5 octobre 1988, les premiers essais de la future monoplace Williams-Renault ont lieu à Rio de Janeiro avec Thierry Boutsen et Riccardo Patrese.

En mars 1989, sur le circuit carioca de Jacarepagua, Williams et Renault démarrent leur collaboration.

Le premier succès intervient au Canada en 1989 avec Thierry Boutsen. Sous la pluie, le pilote belge profite de l’abandon de la McLaren de Senna pour s’imposer, signant le doublé sur le circuit Gilles-Villeneuve, suivi par son coéquipier Riccardo Patrese.

Consécration en 1992, Renault décroche ses deux premiers titres mondiaux (constructeurs et pilotes) grâce au moteur RS4.

Renault enregistre un superbe palmarès lors de cette période de motoriste ; c'est le début d'une avalanche de succès : parallèlement à l'écurie Williams, Renault est aussi le motoriste de Ligier (de 1992 à 1994) puis de Benetton Formula (de 1995 à 1997) ce qui lui permet de pratiquement tout gagner : entre 1992 et 1997, Renault est ainsi associé à 85 victoires en Grand Prix, à six titres constructeurs et à 5 titres pilotes.

 

La collaboration Williams - Renault se termine en apothéose le dimanche 26 octobre 1997 à Jerez, en Andalousie, par le sacre mondial du Canadien Jacques Villeneuve.

 

Hélas, cruauté du sort pour ce moteur né de l'interdiction du moteur turbocompresseur, il est lui-même interdit en 2006, la FIA impose l'utilisation d'un moteur V8 de 2,4 litres.

COMMENTAIRES

1 commentaire
  • le 20/07/2016, posté par vwbeetlecabrio

    Paix à ce moteur face aux exigences de la F.I.A.

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