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LABOURDETTE - Skiff et Vutotal

L'une des plus anciennes carrosseries françaises. L'entreprise est créée par Jean-Baptiste Labourdette, son fils Jean-Henri Labourdette et son frère Fernand font prospérer l'activité. Pionnier de l'aérodynamique, Jean-Henri Labourdette rencontre alors un grand succès avec ses carrosseries inspirées de la construction de bateaux, les skiffs. Il cherche à perfectionner la visibilité intérieure des véhicules avec le pare-brise 'vutotal'.

Jean-Baptiste Labourdette, débute dans la profession de forgeron, il installe son atelier en 1858, 105 avenue de Malakoff à Paris, ensuite il emménage 183, rue de la pompe dans le 16e arrondissement toujours à Paris.

 

De père en fils, l'affaire devient florissante et se consacre à l'automobile dès le tournant du siècle, sans délaisser à la confection de voitures attelées.

Les ateliers émigrent 68, Boulevard de Courbevoie à Courbevoie et l’entreprise dispose d’un magasin 35, avenue des Champs-Elysées.

 

La société Labourdette est précurseur dans la réalisation de ‘’ conduite intérieure’’.  En 1911, Jean-Henri Labourdette intègre avec son frère Fernand les ateliers de leur père, Henri. Ils donnent de nouveaux élans à l’entreprise familiale.

 

Curieux et ingénieux, Jean-Henri Labourdette s’inspire des formes des bateaux et des avions

 

Dès 1910, la carrosserie Labourdette innove par des études aérodynamiques qui aboutissent à la révolutionnaire, forme obus, en 1912.

 

À la même époque, Jean-Henri analyse  la construction nautique tant pour la structure que pour le style ses recherches aboutissent sur la torpédo, skiff, une élégante carrosserie.

Des lames d'acajou habillent une ossature en chêne et leurs courbes composent une silhouette esthétique élancée soulignée par des ailes en aluminium.

 

Le premier modèle, réalisé sur un châssis Panhard & Levassor 20 CV, est livré en 1912.

 

En octobre 1913, sur un châssis Turcat-Méry Labourdette propose une torpédo plus sportive encore : ‘’le bateau’’ ou ‘’racer’’. 

 

Le génie créateur de Labourdette ne se contente pas simplement de la recherche de la ligne. Au début de la Première Guerre mondiale, il expérimente les premiers lève-glaces électriques et il fait partie des premiers carrossiers à incorporer la malle dans le corps de la voiture et à fabriquer des carrosseries avec deux glaces latérales sans montant intermédiaire, cette particularité est souvent dénommée conduite intérieure, ‘’Jockey Club’’.

 

Dans les années vingt, Labourdette élargit la gamme des skiffs sur différents châssis, il offre entre autres le ‘’skiff-cab ou cab-skiff’’.

 

Ce type de carrosserie, très demandé est fabriqué en plusieurs centaines d'exemplaires, les sièges arrière sont protégés par un très petit pavillon. Très appréciés pour leur ligne originale, les cabs-skiffs se distinguent par une autre caractéristique de la ligne Labourdette : la séparation très nette des structures de la carrosserie en haut et en bas de la ceinture de caisse, la partie supérieure ayant toujours une section plus étroite que la partie inférieure.

 

L’ingéniosité, de J.H. Labourdette, permet de présenter les carrosseries ‘’Silensouple’’, avec des développements divers comme la version, Plein Ciel, dotée d'un toit ouvrant, en 1922 ; sur une base d’une Citroën B2, il présente prototype de la Caddy.

 

La volonté d'augmenter la visibilité conduit Labourdette à éliminer les encadrements des glaces latérales et, ensuite, à mettre au point le procédé « Vutotal » : les pare-brise des cabriolets sont sans montants latéraux et supérieurs, et la capote est fixée directement sur la glace très épaisse.

La licence ‘Vutotal’ est exploitée en Italie par Castagna.

 

 Au Salon de Paris de 1936, Jean Henri  Labourdette présente une conduite intérieure Vutotal sur châssis Delage, avec le toit en porte-à-faux boulonné directement sur le pare-brise.

 

De nombreuses carrosseries bénéficièrent du vitrage ‘Vutotal’, mais la plus fantastique est la berlinette aérodynamique Delage 12 cylindres, dessinée par l'ingénieur Jean Andreau, elle participe au Grand Prix de France en 1936 et exposée au Salon de Paris de la même année.

 

L'activité de la carrosserie Labourdette prend fin en 1939.

 

Après la guerre, Jean Henri   Labourdette réalise encore quelques carrosseries, mais, à partir des années cinquante, il se consacre surtout à la recherche théorique sous la forme de maquettes. 

 

J.H. Labourdette réalise plusieurs prototypes sur la base de la Renault 4 cv. en 1950, une intéressante étude nommée ‘Vutotal’, cet étrange cabriolet reçoit de fameux pare-brise sans montant, des phares encastrés sous glaces dans un capot creux, des ailes arrières sans découpes, et des pare-chocs très fins.

En 1951, un petit cabriolet 2 portes de conception plus classique très proche de la 4 cv.

 

Cet infatigable chercheur fidèle ses travaux jusqu'à ses derniers jours.  Il décède en 1972, dans sa propriété du Rouret, près de Grasse.

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