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VOITURE

BUGATTI type 41 Royale. La plus fabuleuse de toutes les voitures.

La Bugatti Type 41 est une pure merveille mécanique. Ettore Bugatti présente la Royale en ces termes "Prompte et souple comme un être animé, sûre, rapide, puissante, silencieuse, telle est la Royale ; rêve magnifique que plus de trente années d?expérience, d'observations innombrables m'ont permis de réaliser ". La Royale se veut la voiture des rois, et pourtant, curieusement, jamais aucun souverain n'en achète une.

Dès 1913, Ettore Bugatti envisage de construire une voiture de légende, capable de rivaliser avec les Hispano Suiza et les Rolls Royce, effectivementla Royale‘ne sera jamais comparable à une autre automobile’.

 

Le 26 juillet 1927, E. Bugatti présente au roi d’Espagne Alphonse XIII, la plus mythique du passé de la firme et la plus folle de l’histoire automobile,la Bugatti Type 41.

Le moteur huit cylindres en ligne, de12,7 L. est le plus gros que l’on ait jamais réalisé pour un modèle de série, surpassant les V12 et les V16 américains.

 

Le bloc-cylindres monumental d’un seul tenant, long d’1,30 m, à cylindres borgnes, voit son vilebrequin peser plus de120 Kg, une pièce massive usinée dans un seul bloc d’acier.

 

Il dispose de masses d’équilibrage portées par des manetons circulaires et d’un graissage sous pression à carter sec.

 

Deux pompes à huile sont montées à l’avant du moteur ; l’une aspire l’huile du carter au réservoir, l’autre prend l’huile dans le réservoir et l’amène aux neuf paliers du vilebrequin.

 

La culasse abrite trois soupapes par cylindres commandées par des culbuteurs équipés de rouleaux.

 

L’unique arbre à cames en tête est composé de deux parties, son dispositif d’entraînement est original avec un double pignon accouplé par ressorts et plaques de friction destinées à supprimer les bruits dus aux vibrations.

 

L’allumage est confié à deux bougies par cylindre,  d’une part par une magnéto, et d’autre part par un distributeur, bobine ; les quatre batteries de six volts sont couplées afin de donner douze volts par paire.

 

Séparés du moteur, l’embrayage et le volant moteur sont réunis dans un carter, avec leur propre système de graissage.

 

La boîte de vitesses comporte trois rapports, et se trouve accouplée directement au pont arrière.

 

Les dimensions gigantesques du châssis sont en rapport avec le moteur : la voie est 1,60 et l’empattement de 4,30 m, soit 50 cm de plus que la plus grande Rolls-Royce.

 

Les roues de 24 pouces sont coulées en alliage léger, munies d’ailettes de refroidissement des tambours de frein, chaussées de pneus phénoménaux de près d’un mètre de diamètre (6.75 x 36).

Hélas, la voiture construite pour les monarques, qu’aucun roi n’achète, est un gouffre financier.

 

Au total six châssis sont réalisés et seulement trois exemplaires trouvent preneur à l’état neuf, habillés de onze carrosseries.

 

Toutes les variantes sont présentées : une torpédo, un coupé, une berline, deux coaches, deux coupés de ville, un roadster, un cabriolet, une limousine et une berline découvrable.

 

Toutefois, Ettore Bugatti passé maître dans l’art d’utiliser les restes, tire le meilleur parti de l’énorme moteur de 13 Litres, dans les autorails Bugatti par ce curieux paradoxe, il transporte de milliers de voyageurs sur le réseau ferroviaire de France.

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